Communications sur fibres optiques (4° Éd.)
Coll. Réseaux, systèmes et télécoms

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Langue : Français
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Thème de Communications sur fibres optiques

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Date de parution :
Ouvrage 300 p. · 16.4x24 cm · Broché · 
ISBN : 9782746246607 EAN : 9782746246607
Hermes Science

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Cette nouvelle édition actualise et enrichit les précédentes en intégrant les derniers développements, notamment des systèmes à très hauts débits ou des réseaux FTTx.
Après un exposé de la théorie de la propagation sur les fibres optiques multimodes et monomodes, complété par une présentation de la technologie et de la mise en œuvre des fibres optiques, l’ouvrage décrit de façon synthétique les différents composants optiques (passifs et actifs) et opto-électroniques (émetteurs et récepteurs, amplificateurs optiques) et explique le fonctionnement et les méthodes de conception des systèmes de transmission et réseaux optiques. Enfin, le dernier chapitre concerne les capteurs à fibres qui ont maintenant atteint la maturité.
Ce livre qui décrit de façon complète et synthétique les composants et systèmes des télécommunications et des réseaux sur fibres optiques, s’adresse aussi bien aux étudiants qu’aux ingénieurs, techniciens et chercheurs du domaine.
Préface
Introduction
Chapitre 1 - Fibres optiques multimodes
Chapitre 2 - Fibres optiques monomodes
Chapitre 3 - Technologie et mise en oeuvre des fibres optiques
Chapitre 4 - Optique intégrée
Chapitre 5 - Composants optiques
Chapitre 6 - Émetteurs optoélectroniques
Chapitre 7 - Récepteurs optoélectroniques
Chapitre 8 - Amplification optique
Chapitre 9 - Systèmes de transmission sur fibres optiques
Chapitre 10 - Réseaux sur fibres optiques
Chapitre 11 - Capteurs et instrumentation à fibres optiques
Lexique
Bibliographie
Index
Un peu avant le siècle des Lumières, Pascal pensait que « l’Homme est au centre de toutes choses, entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. » Au siècle de la photonique, en le paraphrasant, les télécommunications sur fibres optiques se situent entre le presque infiniment petit et le presque infiniment grand.

Le presque infiniment petit se rencontre dans le domaine des tailles des fibres optiques telles que les nouvelles fibres optiques spéciales multicoeurs. Dans une gaine de 125 μm seulement, certaines d’entre elles sont dotées de quelques dizaines de coeurs, véritable prouesse technologique. Certes, elles ne sont pas encore sorties des laboratoires pour être installées dans les réseaux, mais cela ne saurait tarder. Un autre domaine concerne la photonique sur silicium. Chaque industriel y va de son néologisme : puce photonique, opto chip, composant photonique intégré, etc. Cela concerne l’intégration des divers composants électro-optiques et/ou optoélectroniques et s’appuie sur l’expérience de l’électronique sur silicium. Un exemple parmi d’autres est la puce photonique permettant de connecter deux rubans de 12 fibres chacun à 24 diodes lasers VCSEL et, simultanément, deux autres rubans de 12 fibres chacun à 24 photodiodes, et cela sur 36 mm2 seulement !

Le presque infiniment grand, pour sa part, se retrouve dans les réseaux optiques de nouvelle génération : les réseaux térabitaires. Et là, pour chaque exploitant de réseau, c’est une course effrénée. Déjà, les équipements permettant la transmission de 100 Gbit/s par longueur d’onde sont largement et couramment installés. Les premières liaisons interurbaines à 400 Gbit/s par longueur d’onde commencent à être présentes sur le terrain depuis mi-2013. Avec plusieurs dizaines de longueurs d’onde simultanées, cela représente quelques dizaines de térabits par seconde. Ensuite, lors de congrès internationaux et dans les instances de normalisation, la transmission d’un térabit par seconde – mille milliards d’informations binaires en une seule seconde – sur une seule longueur d’onde est à l’ordre du jour. Tout cela pour faire face aux flux d’informations exabitaires, concept de l’exaflood.

Au-delà de la technique, une question se pose : « Tous ces débits, mais pour quoi faire ? » Deux réponses coexistent. Une première réponse est politiquement correcte. L’amélioration des débits de transmission permet le déploiement des applications telles que e-formation, e-santé, e-administration, e-commerce, travail à domicile, etc. Ainsi, tout un chacun peut améliorer ses connaissances, son cadre de vie et autres. Une autre réponse nous est fournie, là encore par Pascal : « Un roi sans divertissement est un homme plein de misères. » Et les télécommunications sur fibres optiques vont apporter les divertissements à chacun à travers le quadruple service Internet- téléphonie fixe-téléphonie mobile-télévision, mais surtout à travers les nouveaux usages des images animées : vidéo blogs, vidéos partagées, télévision multi-écrans, télévision de rattrapage, vidéo à la demande, jeux en réseau, etc. Trois informations chiffrées de début 2014 pour YouTube : plus d’un milliard d’utilisateurs uniques chaque mois, près de six milliards d’heures de vidéo regardées chaque mois et environ 100 heures de vidéo mises en ligne chaque minute.

Et tout cela sans oublier les deux révolutions en marche : les nouveaux formats de la télévision et l’internet des objets. Les nouveaux formats de télévision concernent la télévision ultra-haute définition (UHD 4k), beaucoup plus gourmande en bande passante malgré les efforts réalisés sur les taux de compression. Les prix des téléviseurs sont devenus attractifs, les premières expérimentations d’émissions en direct sur des événements sportifs internationaux ont eu lieu et les premiers contenus arrivent. Cela rend obligatoire le déploiement de la fibre optique pour l’habitation, application FTTH (fiber to the home). À noter que le débit de 100 Mbit/s apporté au domicile de l’internaute est, désormais, considéré comme un minimum. Plusieurs opérateurs commercialisent et installent les connexions pour les particuliers à 1 Gbit/s. Quant à l’internet des objets, il pourrait à terme concerner plusieurs milliards d’objets. Même si les informations transmises sont faibles, c’est leur nombre qui va créer demain des débits cumulés d’une ampleur inimaginable hier. En quelque sorte, cet internet des objets va transformer l’application FTTH en application FITH (fiber in the home.)

Ainsi, les évolutions constantes dans le domaine des communications sur fibres optiques amènent l’auteur, Pierre Lecoy, à revoir et augmenter son ouvrage, d’où cette 4e édition dans laquelle vous pourrez puiser largement pour mettre à jour vos savoirs.

Bonne et enrichissante lecture…

Jean-Michel Mur
Président honoraire du Club optique 

Étudiants, ingénieurs, techniciens et chercheurs dans le domaine des télécoms.

Pierre Lecoy est ingénieur de l’École centrale de Paris (ECP) et docteur de l’Université Paris 6. Il est professeur à l’ECP, responsable de la filière « Métiers de la recherche » et enseignant-chercheur à l’ENSEA, laboratoire ETIS (UMR CNRS). Il a mené des travaux de recherches sur les systèmes et applications des fibres optiques.