Psychopharmacologie essentielle : le guide du prescripteur (Traduction de la 5e édition américaine)

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Langue : Français

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Date de parution :
Ouvrage 813 p. · 14x23 cm · Broché · Quadrichromie
ISBN : 9782257206169 EAN : 9782257206169
Médecine Sciences

Résumé de Psychopharmacologie essentielle : le guide du...

Guide indispensable, pratique et complet des médicaments essentiels en psychiatrie, cet ouvrage est le complément de Psychopharmacologie essentielle : bases neuroscientifiques et applications pratiques. Cette nouvelle édition du Guide du prescripteur a été considérablement enrichie et mise à jour pour tenir compte de l’expérience clinique de l’auteur, des études cliniques et des recommandations officielles.

• Pour chaque substance sont exposés la classe pharmacologique, le mode d’action, la posologie, les modalités de surveillance du traitement, les effets secondaires, les précautions particulières selon les patients, les interactions médicamenteuses ainsi que les indications et contre-indications. Chaque fiche se termine par des « Lauriers », qui sont des points particuliers (positifs ou négatifs) à souligner pour chaque substance.

• L’utilisation de couleurs différentes selon l’information traitée, le marquage des rubriques par des icônes spécifiques ainsi que la rédaction synthétique et précise facilitent l’accès aux données recherchées.

• Trois index complètent l’ouvrage : par noms de médicaments (noms génériques et commerciaux), par indications et pathologies, par classes médicamenteuses.

Pour compléter le livre, téléchargez ici la fiche "Méthadone" (11 pages).

Sommaire de Psychopharmacologie essentielle : le guide du...

Préface à la quatrième édition américaine, par S.M. Stahl
Préface à l’édition française, par P. Lemoine
1 Neurotransmission chimique
2 Transporteurs, récepteurs et enzymes comme cibles pharmacologiques
3 Canaux ioniques comme cibles pharmacologiques
4 Psychoses et schizophrénie
5 Antipsychotiques
6 Troubles de l’humeur
7 Antidépresseurs
8 Thymorégulateurs
9 Troubles anxieux et anxiolytiques
10 La douleur chronique et son traitement
11 Les troubles du sommeil et de l’éveil et leur traitement
12 Le trouble déficit de l’attention/hyperactivité et son traitement
13 La démence et son traitement
14 Impulsivité, compulsivité et addiction
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Index

Préface de Psychopharmacologie essentielle : le guide du...

Comme il est loin aujourd’hui le temps joli où la psychiatrie biologique était simple, pour ne pas dire simpliste. La dépression s’expliquait par un gros manque de sérotonine et un petit déficit de noradrénaline, plus une pincée de dopamine, aussitôt corrigés par les antidépresseurs. Quant à la schizophrénie, la dopamine expliquait tout : il y en avait trop quand ça délirait et pas assez quand le tableau était déficitaire. La preuve ? Les neuroleptiques qui traitaient la psychose agissaient sur ladite dopamine ! CQFD. On parlait un peu, de temps en temps, de récepteurs pas assez ou trop sensibles, des moyens de les réguler et le tour était joué ! Aujourd’hui, tout a changé. Les cascades métaboliques, gènes défectueux, allèles fantaisistes, les second, troisième messagers en grève, les neuropeptides facétieux, les enzymes plus ou moins gloutonnes, quant aux boucles de régulation désaccordées, bref, il nous fallait un Stahl pour donner un minimum de clarté à un tel corpus de connaissances. Je ne vois d’ailleurs personne d’autre au monde capable de maîtriser, de dominer avec une telle maestria un sujet dont la matière est devenue si incroyablement gigantesque. Gigantesque, le cerveau avec ses cent milliards de neurones, tous interconnectés des milliers de fois, pouvant être considéré comme l’objet le plus complexe de la Création, si l’on en croit Jean-Pierre Changeux.

Cette progression témoigne du dynamisme de la discipline qui tend d’ailleurs à s’annexer des domaines que, malheureusement, la psychiatrie française a abandonnés dans un grand mouvement de rétraction, pour ne pas dire de racornissement sur la schizophrénie, la dépression et les troubles anxieux. Je pense en particulier au domaine des addictions, mais aussi du sommeil, des troubles alimentaires qui sont aujourd’hui dans notre pays majoritairement du domaine de l’hygiène alimentaire, de la pneumologie, des SSR (soins de suite et de réadaptation), du social. Quel dommage pour nous les psys car ce sont des champs particulièrement excitants. Quant à la douleur, les centres qui lui sont consacrés ne nous offrent souvent qu’un vague strapontin, qu’ils soient -chiatres ou -chologues… et pourtant. Les fibromyalgiques dénigrés et la fibromyalgie déniée par tant de confrères français font l’objet d’une intense activité aux États-Unis ainsi que dans les pays anglo-saxons, germaniques et scandinaves. Idem pour les fatigués chroniques.

Je revois Steve Stahl, à l’époque où nous travaillions ensemble en Californie dans le même service à la Stanford University (Veterans Hospital), à l’endroit même où avait été tourné Vol au-dessus d’un nid de coucous. Il était un jeune assistant plein de promesses, j’étais research fellow. Nous étions à l’aube des eighties et le monde psychiatrique nous appartenait. Outre son travail clinique et thérapeutique, Steve s’adonnait déjà avec une passion dévorante à la recherche et avait monté un laboratoire animal dans les locaux universitaires voisins. Il m’avait gentiment proposé de m’initier à la fréquentation des rats que j’ai côtoyés pendant un an sous sa houlette à raison de deux prestations par semaine. Je dois avouer que ma relation avec les rongeurs était assez tendue – ou lâche, question de point de vue – et qu’elle a rapidement pris fin – sans regrets de ma part – à mon retour en France. En revanche, notre amitié avec Steve n’a fait que grandir malgré le temps et la distance.

Stephen Stahl est un enseignant hors pair. Ce diable d’homme parvient même à mettre une pincée d’humour là où l’on s’y attend le moins, au détour d’un dysfonctionnement immunitaire particulièrement ardu, d’un processus génétique spécialement aride. Il transforme l’apoptose en hara-kiri et la neurodégénérescence devient épopée picaresque sous sa plume. Ayant l’art et la manière de rendre claires des notions autrement absconses et de proposer des corrélations, des ponts associatifs étonnants et féconds à la fois, il met en scène, grâce à des croquis apparemment simples et toujours didactiques, les principaux acteurs de notre santé mentale : le médecin, le malade et la pharmacie ! Steve est en effet resté praticien dans l’âme et, même quand il aborde les sujets les plus fondamentaux, il ne perd jamais de vue notre mission essentielle, je dirais peut-être même la seule raison d’être du médecin : le soin.

Non seulement, il donne des assises théoriques solides à la prescription, mais il propose aussi des recettes inattendues. Faisant fi des officielles AMM et recommandations médicales plus ou moins opposables, il propose des interactions médicamenteuses logiques qui ne manqueront pas de passionner ceux d’entre nous, et Dieu sait s’il y en a, confrontés au problème des résistances thérapeutiques, que l’on soit dans le domaine du trouble bipolaire, de la dépression, de la schizophrénie, de la douleur ou des addictions. En France, pays de la gastronomie, on a toujours eu l’art et la manière des recettes pharmacologiques. Nous y réussissons souvent assez bien, mais parfois, il faut bien l’avouer, le résultat n’est pas au rendez-vous et le problème est que souvent nous savons que telle ou telle alliance de médicaments marche, mais nous ne savons pas pourquoi. La lecture de Psychopharmacologie essentielle permet au thérapeute d’être un peu moins empirique et ce n’est pas plus mal. Dans cette somme, non seulement des recettes autres sont proposées, mais les associations aberrantes, illogiques, voire dangereuses sont signalées, pour le plus grand profit de nos patients. Des pistes de recherche thérapeutiques sont ouvertes aussi où nombre d’entre nous s’engouffreront, je l’espère. Steve Stahl est en effet un des premiers, pour ne pas dire le premier à attaquer le dogme ancestral de la monothérapie.

Son raisonnement est simple : si dans un domaine aussi simple que le SIDA, un bête petit virus au fond, on est obligé de recourir à une tri-, voire à une quadrithérapie, comment imaginer que dans des processus aussi complexes que les que les désordres psychiatriques comme la dépression ou la schizophrénie, on puisse se contenter d’une seule molécule ? La conséquence de cette affirmation est : il faut se battre pour éradiquer le plus petit symptôme résiduel, supprimer la plus infime séquelle de manière à obtenir une guérison complète car ce sont ces petits signes, insomnie persistante de l’anxieux, pessimisme permanent du dysthymique, anxiété matinale du déprimé mal guéri qui vont conditionner la rechute. Selon Stahl, tant qu’il reste un seul signe de la maladie, il faut se battre, quitte à ajouter un autre produit. On peut ne pas être d’accord avec cette positon, mais elle a au moins le mérite d’exister et, en quelque sorte, de légitimer ce que nous constatons chaque jour : des ordonnances (apparemment) pléthoriques. Reste à les rationaliser, ne pas associer inutilement des molécules non synergiques, voire antagonistes.

Le lecteur l’aura compris, la quatrième édition de Psychopharmacologie essentielle ne se lit peut-être pas comme un polar ou une BD, mais elle n’en constitue pas moins un magnifique roman. Le roman de nos malades. 

Docteur Patrick Lemoine 

Lectorat de Psychopharmacologie essentielle : le guide du...

Psychiatres en exercice ou en formation.

Biographie de Psychopharmacologie essentielle : le guide du...

Steven M. Stahl, Professeur adjoint de Psychiatrie à l’université de Californie, San Diego.
Traduction coordonnée par Patrick Lemoine, Psychiatre, Docteur en Neurosciences.